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Technologies de détection de drones : voir ce qui survole votre site

Les quatre grandes familles (RF, radar, EO/IR, acoustique) comparées sur la portée, le taux de fausses alertes, la sensibilité aux conditions météorologiques, l’empreinte réglementaire et le coût total de possession.

Dernière mise à jour : 22 mai 202611 min de lecture

Aucune technologie de détection ne « voit tout ». Chaque famille a un domaine de pertinence, et la bonne pratique consiste à choisir le mélange minimal qui couvre les menaces réelles de votre site — pas l’empilement maximal.

Détection radiofréquence (RF) passive

Principe : écouter en continu les bandes utilisées par les drones (Wi-Fi 2,4 / 5,1 / 5,8 GHz, Bluetooth Legacy et Long Range) et les trames Remote ID. La détection est cooperative quand le drone diffuse son identité (Remote ID, signalement français) ou non cooperative quand on identifie un drone par sa seule signature radio.

Atouts : très faible coût d’installation, aucune émission donc aucune autorisation requise, identification fiable pour les drones du commerce conformes, intégration aisée dans un VMS. Limites : un drone artisanal RF-silencieux ou volant en mode autonome sans liaison radio reste invisible.

C’est l’approche du DECTYR RX-5 : portée 5 km en champ libre, couverture multi-bande, multi-norme Remote ID (EN 4709-002, ASTM F3411-22a, JANS 0401, B-RID, arrêté français).

Détection radar

Principe : émettre une onde et analyser le retour. Les radars micro-Doppler petits drones exploitent les signatures spécifiques des hélices (modulations Doppler) pour discriminer un drone d’un oiseau.

Atouts : voit les drones non coopératifs, fonctionne par tout temps, indépendant de la signature RF. Limites : coût élevé, autorisation d’émission ANFR/FCC, sensibilité au fouillis urbain, taux de faux positifs en environnement complexe.

Détection électro-optique (caméras + IR)

Principe : flux vidéo visible ou IR thermique analysé par algorithmes de détection / suivi. Utile surtout pour la levée de doute (« est-ce vraiment un drone ? ») et la documentation, après qu’un autre capteur a déclenché l’alerte.

Atouts : preuve visuelle, intégration native VMS. Limites : champ étroit, sensible à la météo, peu performant en détection initiale isolée.

Détection acoustique

Principe : capter le bruit caractéristique des hélices via un réseau de micros, et identifier par signature spectrale.

Atouts : peu coûteuse, passive. Limites : portée courte (quelques centaines de mètres), inutilisable en environnement bruyant (autoroute, ville). Plutôt complémentaire que principale.

Tableau de décision rapide

  • Couvrir des drones conformes Remote ID (90 % des survols civils) : RF passif suffit.
  • Couvrir des drones non coopératifs en champ libre : RF passif + radar.
  • Couvrir des survols en milieu urbain dense : RF passif + EO/IR pour la levée de doute.
  • Documentation judiciaire : RF passif avec rapport PDF signé + flux VMS.
  • Site OIV / défense : architecture multi-capteurs RF + radar + EO/IR pilotée par hypervision.

FAQ

La détection RF passive suffit-elle ?

Pour la grande majorité des sites civils, oui — parce que la grande majorité des survols sont réalisés avec des drones du commerce diffusant Remote ID. Pour les sites particulièrement exposés à des drones modifiés ou artisanaux, ajouter du radar reste pertinent.

La pluie ou la neige réduisent-elles la détection ?

Le RF passif est très peu sensible aux conditions météo. Le radar voit peu de dégradation. L’EO/IR souffre fortement de la pluie, brouillard et de la nuit (sauf IR thermique).

Peut-on combiner plusieurs détecteurs RF ?

Oui. Plusieurs DECTYR RX-5 peuvent couvrir un site étendu et leurs détections sont consolidées dans le DECTYR Hub.

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